Comment expliquer encore une fois mais autrement,
Ce que je ressens.
J'ai l'impression, au fond, d'être dans une perpétuelle imagination.
Parfois ça me plaît. Parfois j'en deviens folle.
Je suis anormale, le soir.
Même la prise de cocaïne n'atteint pas cet effet là.
Il paraît que ça passera.
Putain 5 ans de galère.
Envie de changer de route, détourner et peut être fuir, même si ça n'est pas courageux.
Rien à foutre d'être lâche ou non, d'abandonner trop vite, je fais ce qu'il me plaît.
Remember...
Y'avait trop de Soleil, jouissif à chaque fois je m'allongeais dans l'herbe, je n'demandais que ça.
Que le bonheur trop simple, c'était ça mon avenir à moi.
J'aurais aimé vivre dans l'herbe au Soleil avec un chien.
J'étais dérisoire.
Et aujourd'hui je suis pire.
Mais moins que certains, et là je suis fière.
Tant pis le mal-être permanent, tant pis la malchance, tant pis l'attente, tant pis les echecs, tant pis les gens, tant pis les oublis, et les pertes.
Je retrouverais un jour tout mon bonheur d'enfance avec toi.
L'attente vaut la peine.
Les echecs rendent plus fort, les oublis sont une bonne chose, les pertes on les oublie, les gens on les oublie.
Parce que.
J'apprends, j'apprends désespérément, je subit la lourdeur des mots des inconscients,
Le mal ne devient qu'une ecchymose infime qui deviendrat risible à mes yeux d'ici quelques années.
Je ne garde que le bon de ce que j'endure, je suis fière de souffrir comme d'autre n'arrive pas à subir.
Je m'en sortirais plus tard.
Dans tous les domaines, je saurais faire.
J'imagine que tout est possible, que tout peut changer car la chance va tourner.
Seules la mort & la maladie sont importantes & graves.
J'y crois.
Je suis sûre de tout, de tout.
Je sais tout, j'observe tout, je conclus peu à peu.
Il n'y à qu'une chose que je redoute.
C'est que plus tard, la vie sans Toi, je sais pas.
